Detective Conan : La Fiancée de Shibuya

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Informations

Titre original : 名探偵コナン ハロウィンの花嫁 (Meitantei Conan : Halloween no Hanayome)
Titre alternatif : Detective Conan Movie 25 : The Bride of Halloween
Titre français : Detective Conan : La Fiancée de Shibuya
Format : Film d’animation (1h50)
Origine : Manga
Genres : Action, comédie, drame, mystère

Staff

Auteur original : Gosho Aoyama
Réalisateur : Susumu Mitsunaka
Character-designer : Masatomo Sudo
Musique : Yugo Kanno
Studios : TMS Entertainment

Résumé

Tokyo. Le quartier de Shibuya bat son plein pour Halloween. La détective Sato est en robe de mariée devant un parterre d’invités, dont Conan bien sûr ! Soudain, un agresseur fait irruption dans la salle et le détective Takagi est blessé en tentant de protéger Sato. Il survit à son agression mais cette attaque ravive chez Sato le souvenir du détective Matsuda, dont elle était amoureuse, tué au cours d’attentats à la bombe il y a trois ans. Au même moment, l’auteur de ces attentats s’évade de prison. Coïncidence ? Pour venger son camarade de classe, le détective Furuya alias Toru Amuro part à la recherche du fugitif qui lui tend un piège. Conan retrouve Amuro avec une bombe autour du cou dans un abri souterrain. Amuro lui raconte que 3 ans plus tôt, ses camarades de l’académie de police ont rencontré à Shibuya « Plamya », un poseur de bombe. Une ombre inquiétante plane sur Conan et ses amis. Le carrefour des destins s’embrase, Halloween se transforme en parade enragée !

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Mon avis :

Detective Conan : La Fiancée de Shibuya est le 25ème film de la franchise Detective Conan, sorti le 15 avril 2022 dans les salles de cinéma au Japon, et actuellement dans le top box-office japonais depuis sa sortie.

Pour information, le manga Detective Conan de Gosho Aoyama a débuté au Japon en 1994 et compte actuellement 100 tomes (la sortie du tome 100 est par ailleurs prévue en France pour septembre 2022). Une adaptation anime a vu le jour en 1996 et est toujours en cours. Elle compte actuellement plus de 1000 épisodes. Et depuis 1997, les japonais ont chaque année (excepté en 2020 où la sortie du 24ème film de la franchise a été reportée à 2021 en raison de la pandémie de COVID-19) la chance de découvrir au cinéma un film d’animation Detective Conan proposant une histoire inédite par rapport au manga. En France, les films 1 à 22 sont sortis en DVD et Blu-ray. Et le 24ème film (Detective Conan : The Scarlet Bullet) a bénéficié d’une sortie au cinéma grâce au distributeur Eurozoom. Celui-ci renouvelle et surpasse d’ailleurs l’exploit cette année en proposant non seulement une sortie cinéma pour le 25ème film à partir du 18 mai, mais aussi plusieurs avant-premières le 15 avril 2022, le jour-même de sa sortie au Japon ! Et c’est lors de l’une de ces avant-premières que j’ai pu découvrir le film.

Je tiens à préciser que le film est tout à fait accessible à tous. Pas besoin d’avoir lu le manga, ni d’avoir vu la série animée et les films précédents. C’est d’ailleurs l’un des points forts des films de la franchise. Ils peuvent être vus et appréciés aussi bien par des fans que par des néophytes, et visent un public large. Et sur le début de chaque film, on a droit à une introduction présentant l’histoire de la série dans ses grandes lignes, et les personnages principaux qui gravitent autour du héros, Conan, notamment ceux qui sont mis en avant dans le film.

L’un des adjectifs qui qualifie le mieux Detective Conan : La Fiancée de Shibuya à mon sens est qu’il est « explosif ». C’est le cas de pas mal des films de la franchise, mais je trouve que celui-ci l’est encore plus (ce qui n’est pas pour me déplaire). L’intrigue est liée au personnage de Tôru Amuro, que je connais seulement dans les grandes lignes étant donné que je ne suis plus la série depuis quelques temps déjà, mais auquel je me suis bien attachée grâce aux flashbacks de l’époque où il était dans la police. Le personnage ne m’avait pas spécialement marqué dans la série animée, ou dans les autres films où il avait fait une apparition, mais dans ce 25ème film, on découvre plus de choses sur lui et le lien qui l’unissait à ses anciens collègues, et avec qui il formait un groupe plutôt cool. J’ai d’ailleurs trouvé ces  flashbacks très prenants ! Et ce passé qui nous est dévoilé est en relation étroite avec les événements du film. Mais Amuro n’est pas le seul à être sous les feux des projecteurs, les inspecteurs Takagi et Sato ont également droit à une bonne mise en avant tout au long de l’affaire. Les fans de la franchise seront, je pense, ravis. En ce qui concerne l’antagoniste, on devine assez facilement son identité (de mon point de vue). Mais j’ai trouvé le film assez surprenant par les différents événements qui s’enchaînent. Le mystère est bien ficelé, et Conan va plus d’une fois se retrouver dans des situations dangereuses qui tiennent en haleine, tout en nous impressionnant par ses capacités. Le suspens est présent et le film propose un schéma un peu différent de ce que l’on a habituellement (dans les affaires de la série animée et dans les autres films), ainsi que des enjeux à grande échelle. Les dernières minutes du film proposent en plus une excellente confrontation avec l’antagoniste et un très beau final riche en émotions, impliquant l’ensemble des personnages. A cela s’ajoute aussi le fait que le film n’est pas dénué d’humour et que plusieurs scènes font bien rire le spectateur. Il y avait d’ailleurs une très bonne ambiance lors de l’avant-première à laquelle j’ai assisté !

En ce qui concerne la réalisation, on a droit à une animation fluide, dynamique sur les superbes scènes d’action qui sont d’ailleurs l’un des points forts de ce film. Je n’ai pas grand-chose à dire sur les décors étant donné qu’on reste principalement en milieu urbain, l’histoire se déroulant dans le quartier de Shibuya, mais je trouve qu’on ressent assez bien l’effervescence qui y règne. On a tout de même de belles couleurs et beaux jeux de lumière par moments. Quant aux musiques, comme pour chaque film on retrouve une nouvelle variation de la chanson theme de la série que j’ai d’ailleurs bien aimé, mais aussi de superbes pistes qui collent très bien aux différents moments du film.

En conclusion, Detective Conan : La Fiancée de Shibuya est un excellent film d’animation qui non seulement propose une affaire intéressante, riche en mystère et suspens mais aussi de superbes scènes d’action qui font que le film vaut le coup d’être vu au cinéma. Que vous ne connaissiez pas la série ou que vous soyez un(e) grand(e) fan de la franchise, il a de quoi plaire ! Je remercie Eurozoom pour cette sortie ! Et j’espère que vous serez d’ailleurs nombreux à aller le voir (et éventuellement le revoir). Rendez-vous le 18 mai au cinéma pour découvrir Detective Conan : La Fiancée de Shibuya, en VOSTFR ou en VF !

PS : Restez après le générique de fin.

A voir absolument !

★★★★★

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Free! The Final Stroke

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Informations

Titre original : 劇場版 Free!-the Final Stroke- (Gekijouban Free! The Final Stroke)
Titre alternatif : Free! The Final Stroke Movie
Format : 2 films d’animation (Partie 1 – 1h26 | Partie 2 sortie le 22 avril 2022 au Japon)
Origine : Oeuvre originale | Anime lié
Genres : Comédie, drame, sport, tranche de vie

Staff

Concept original : Koji Oji
Réalisateur : Eisaku Kawanami
Character-designer : Kohei Okamura
Musique : Tatsuya Kato
Studios : Kyoto Animation

Résumé

La nouvelle scène mondiale vers laquelle se dirige Haruka Nanase n’est autre que Sydney. Alors que Haruka prend une courte pause avant de partir, il revoit les nageurs qu’il avait rencontré lors de son tournoi au Japon. Et chacun d’entre eux est motivé pour les Jeux de Sydney où le champion Albert Volandel l’y attend. Alors qu’ils entreront dans une compétition à l’échelle mondiale, que vont-ils ressentir ? Pourquoi nagent-ils ? Leur bataille féroce contre l’eau débute !

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Mon avis :

Après trois saisons et plusieurs films, la franchise Free!, l’une des plus populaires du studio Kyoto Animation, touche à sa fin, et ce, au travers d’un film d’animation en deux parties : Free! The Final Stroke. D’abord annoncé pour 2020, le film a subi un report, notamment suite à l’incendie criminel qui a touché le studio en juillet 2019, causant la mort de plusieurs personnes ayant travaillé sur la franchise. Parmi elles se trouvait Futoshi Nishiya, le character-designer emblématique de la série, qui avait également travaillé sur plusieurs animes du studio, et à titre d’exemple sur Silent Voice. Ayant suivi Free! depuis ses tout débuts, et ayant beaucoup apprécié son travail dessus, sa disparition, comme pour de nombreux fans, m’a beaucoup affecté. Mais malgré le drame, le studio continue d’aller de l’avant et nous offre une conclusion à la franchise avec Free! The Final Stroke, dont le premier film a par ailleurs eu droit à des diffusions en salles dans plusieurs pays (mais aussi en VOD chez les hispanophones).

Free! The Final Stroke – Partie 1

Le premier film fait suite aux événements de la série animée. Il débute avec ce qui fait le charme de la franchise : de l’humour, et ce, dans une bonne ambiance. Puis on entre assez vite dans le vif du sujet : le tournoi de Sydney auquel participent Haruka, Rin et Ikuya. On a droit à de très belles scènes d’exposition présentant les lieux – symboliques pour nos deux personnages principaux Haruka et Rin – et la cérémonie d’ouverture à laquelle ils assistent avec Ikuya. Quant au tournoi, qui s’étale à peu près jusqu’à la moitié du film, les personnages nous proposent de belles performances, avec des courses prenantes, dynamiques, et superbement animées, même si à titre personnel j’aurai aimé en voir encore plus. En tout cas, rares sont les animes de sport présentant des compétitions à l’échelle mondiale, et sur ce point le film nous offre de belles choses.
La seconde moitié du film est quant à elle plus calme et se focalise sur les interactions, les échanges, entre les différents personnages, principaux ou secondaires, sur leur état d’esprit et leur avenir, principalement au travers de dialogues, et entrecoupés de flashbacks des autres titres de la franchise qui peuvent s’avérer être de bons clins d’oeil pour les fans. Mais j’ai un avis quelque peu mitigé sur le choix de la mise en scène. Cette seconde moitié donne l’impression que le staff a voulu mettre en avant tous les personnages, qui s’avèrent être assez nombreux depuis la saison 3. Et je pense que certains auraient dû être plus ou moins mis en avant que d’autres. Car le film est selon moi accessible aux néophytes, mais quelques éléments auraient mérité une meilleure mise en lumière pour plus de compréhension. Et même d’un point de vue de fan, certaines informations auraient peut-être pu être un peu mieux mis avant (notamment en ce qui concerne le background des personnages principaux). Certains échanges étaient vraiment intéressants et apportaient quelque chose à l’histoire, mais d’autres auraient pu être mis de côté pour par exemple développer Kaede et Albert, les deux principaux rivaux de Haruka dans ce film. Mais excepté ce point, la seconde moitié du film permet de voir que les personnages forment un bon groupe d’amis, qui s’entraident, se soutiennent mutuellement et passent des moments sympathiques, tout en faisant part de l’anxiété de certains qu’on ressent d’ailleurs très bien. Et le film montre assez bien qu’il est important de communiquer avec ses amis, ses proches, et notamment faire part de ses doutes. Les dialogues permettent également de mettre en avant ce que peu d’animes abordent : le passage à l’âge adulte, et les choix que doivent faire les personnages quant à leur avenir. C’est d’ailleurs sur ce sujet que les deux personnages principaux, Haruka et Rin ont une discussion importante sur les dernières minutes du film, qui m’a d’ailleurs fait un peu mal émotionnellement parlant et qui se termine en cliffhanger. Et ceci me donne encore plus envie de voir le second film !

Côté réalisation, on a de mon point de vue le film qui a dû demander le plus de challenge au studio Kyoto Animation, mais aussi le plus impressionnant et le plus réussi visuellement parmi leurs films, et l’un des plus beaux parmi les films d’animation japonais sortis récemment. On a droit à de superbes décors avec de très beaux jeux de couleur et de lumière, que l’on soit en intérieur ou en extérieur, à Tokyo, à Sydney ou encore à Iwatobi. Par ailleurs, le studio a confié le chara-design à Kohei Okamura, qui par ses dessins rend un très bel hommage à Futoshi Nishiya. Avec bien évidemment l’aide d’autres membres du staff, ils ont fait un très bon travail sur les expressions faciales des personnages qui retranscrivent bien leurs émotions, leur anatomie qui montre bien qu’on a des nageurs expérimentés, mais aussi les mouvements incroyablement fluides et dynamiques lors des scènes de natation. L’animation est d’ailleurs remarquable sur ces scènes, où l’eau est belle et sublimée, mais aussi très soignée sur les scènes du quotidien. A cela s’ajoute l’excellente bande-son de Tatsuya Kato, le compositeur de la franchise, qui nous propose de nouvelles pistes pour ce film, certaines amplifiant l’intensité des courses, ou encore la tension lors de moments plus dramatiques, et d’autres accentuant la fraîcheur des scènes à la bonne ambiance.

Le premier film Free! The Final Stroke est donc une très bonne mise en bouche avant le second qui marquera donc la fin de la franchise Free!. Bien que je trouve ça un peu dommage que la seconde partie se focalise sur l’ensemble des personnages plus que sur la compétition, le film a su proposer un tournoi et des interactions intéressantes, en mêlant bien les aspects rafraîchissants et dramatiques de la franchise, et le tout avec une réalisation au top. J’ai passé un très bon moment devant ce film et j’attends la sortie de la seconde partie avec impatience, même si je suis triste que Free! touche à sa fin. Mais par son travail sur ce film, le staff nous offre là un bel hommage aux personnes décédées qui avaient travaillé sur la franchise. Je suis d’ailleurs très heureuse que AlltheAnime FR ait su en faire de même en proposant une sortie du premier Free! The Final Stroke au cinéma en France, en Belgique et au Luxembourg ! Un grand merci à eux et à leurs partenaires pour cela et j’espère qu’on aura également droit à une diffusion en salles du second film !

A voir absolument !

★★★★★

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Informations supplémentaires :

Free! The Final Stroke – the first volume – au cinéma

Le 27 avril 2022, l’éditeur/distributeur @Anime a annoncé que le premier film Free! The Final Stroke, intitulé Free! The Final Stroke – the first volume –, bénéficierait d’une diffusion au cinéma en France  dans le cadre du festival CINE MATSURI, les 12 et 13 mai 2022.
Cette diffusion a eu lieu au cinéma Le Grand Rex, et dans certains cinémas Kinepolis et CGR.
Des diffusions dans certains cinémas Kinepolis en Belgique et au Luxembourg ont
également eu lieu les 12, 13 et 14 mai 2022 !
Bande annonce VOSTFR : ici

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Veil

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Informations

Titre original : ヴェール (Veil)
Titre français : Veil
Auteur : Kotteri!
Format : Manga (3 tomes – en cours | Editions noeve grafx)
Genres : Histoires courtes, romance, tranche de vie

Adapté en anime : Non

Résumé

Veil est plus un rêve que vous avez fait qu’une histoire que vous lisez, et elle persiste de la même manière, des détails flous mais des émotions qui flottent définitivement dans votre cœur. Ce manga, entièrement en couleur, est construit comme une représentation de petits moments de vie entre les deux protagonistes, interrompus par de sublimes illustrations offrant comme un sentiment de rêverie. L’homme est un officier de police, la femme est aveugle ou du moins n’ouvre jamais les yeux. Les noms, les lieux, l’époque n’ont pas d’importance, car notre plaisir consiste à simplement les regarder se rapprocher l’un de l’autre à travers les chapitres.

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Mon avis :

Le manga a pas mal fait parler de lui lors de sa sortie française mais il ne m’intéressait pas vraiment jusque là. Puis j’ai eu l’occasion de le découvrir car on me l’a offert, et c’est une bonne surprise. J’ai trouvé le manga assez spécial.

Il s’agit d’un manga « grand format » entièrement en couleurs, qui mêle histoires courtes et illustrations de son autrice Kotteri. C’est original. Le manga débute avec la rencontre entre « l’homme » et « la femme » (je ne dévoilerai pas leur noms), et se poursuit au fil des chapitres sur leur quotidien. On découvre petit à petit leur environnement de travail, le lieu où ils vivent, ceux qu’ils visitent, le tout dans une bonne ambiance. Pas de drame, pas d’événements tragique, tout se déroule dans le plus grand calme et est empreint de douceur. On a aussi droit à quelques touches d’humour du fait du caractère des deux personnages principaux. Ce qui fait que la lecture du manga est agréable et reposante. Quant à leur relation, elle commence par être amicale mais évolue au fur et à mesure. La romance s’installe délicatement, mais on ne peut pas non plus qualifier de couplé je trouve. Ce n’est pas evident à décrire mais ce n’est absolument pas dérangeant. Quoiqu’il en soit, je trouve qu’ils ont une bonne dynamique et une belle alchimie.

Les dessins sont particuliers, on voit bien les traits de l’autrice (coups de crayons, traits aux feutres…), que ce soit au niveau des cases ou des illustrations. J’apprécie bien son style, et j’aime beaucoup les différentes tenues que « la femme » porte sur celles-ci. On a parfois l’impression de tenir un magazine de haute couture entre les mains. Je ne suis pas vraiment fan de mode, mais j’aime beaucoup dessiner, et avec ce manga j’admire les traits de l’autrice sur les différentes coiffures et vêtements de « la femme » sur les illustrations que je trouve élégantes. Et le fait que le manga soit en couleur apporte ici un plus.

Veil est donc un manga original par son format de manga-artbook et ses dessins. Il propose des histoires courtes permettant de passer un bon moment de détente et mettant en scène un duo de personnages plutôt attachants. Les deux premiers tomes m’ont donné envie de lire la suite, et j’ai d’ailleurs bien aimé le tome 3 qui propose de nouvelles histoires très sympathiques et de magnifiques illustrations !

Conseillé !

★★★☆☆


Dernier tome paru :

veil-tome-3Veil – Tome 3 | 14/01/2022

Ce tome est sorti en édition normale et sous la forme d’un coffret deluxe collector, conçu spécialement pour l’édition française. 

Le coffret collector comprend, en plus du tome 3 :
▪ 1 enveloppe scellée à la cire véritable contenant une lettre de Kotteri!
▪ 5 ex-libris A5 de luxe imprimés sur papier de soie brillant avec des illustrations inédites sélectionnées par Kotteri! pour cette édition
▪ 2 cartes Veil : la carte du tome et la carte du coffret (avec une chance de trouver une carte signée de Kotteri!)

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10th

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Informations

Titre original : テンス 
Titre alternatif : 10th – You and I fell in love with the same person
Titre français : 10th – A couper le souffle
Auteur : Yûko Inari
Format : Manga (3 tomes – terminé | Editions Kana)
Genres : Romance, school life

Adapté en anime : Non

Résumé

Také est souvent absent à cause de son asthme. Un jour, lors d’une crise, un élève de sa classe, Macchan, vient à son secours. À partir de là, Také sympathise avec lui, et c’est tout naturellement qu’il commence à être attiré par lui. Par ailleurs, l’amie d’enfance de Také, Umeko, tombe aussi amoureuse de Macchan en découvrant sa gentillesse…

Comment va se passer cette histoire d’amour triangulaire entre deux amis d’enfance et le garçon le plus populaire de la classe ?!

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Mon avis :

J’ai découvert ce manga avant sa sortie française, via le compte Twitter de la mangaka, Yûko Inari. Je trouve son style de dessin assez particulier et j’aime bien les illustrations qu’elle poste sur son compte. Je me suis donc intéressée à ses mangas, et plus particulièrement à celui qu’elle avait dernièrement publié au Japon (au moment où j’ai commencé à la suivre) : 10th, dont le résumé avait attisé ma curiosité. Et au final, je n’ai pas eu à attendre trop longtemps pour m’y mettre car Yûko Inari puis les éditions Kana en ont annoncé une sortie en France !

Le manga se centre sur trois amis : Také, Umeko et Macchan, les deux premiers étant amoureux du troisième. On n’a donc pas un triangle amoureux classique, ce qui offre une certaine originalité à la série d’une part, mais plus que la romance, l’histoire met plus particulièrement en avant les relations entre les trois amis. En raison de sa situation et de son caractère, Také a dû mal à interagir avec les autres, et se met des barrières, même avec Umeko qui est son amie d’enfance et qui a toujours été à ses côtés. Mais celle-ci, est également en proie aux doutes vis-à-vis de ses sentiments et à la peur en ce qui concerne la maladie de Také, qui peut parfois se montrer dur avec elle. Le manga met surtout en avant ces deux personnages qui ont une assez mauvaise estime de soi et qui ont des difficultés à exprimer ce qu’ils ressentent, mais qui évoluent bien de mon point de vue, et ce malgré le fait d’être rivaux. En plus des interactions qu’ils ont entre eux, Také et Umeko sont tous les deux épaulés par leur ami Macchan et d’autres camarades de classe comme Samejima et Kuranosuke. J’ai bien aimé le focus accordé à ces personnages et le rôle qu’ils ont dans l’histoire. Et bien que Macchan ignore ce que Také et Umeko ressentent pour lui, il parvient à les aider et à remonter leur moral quand ils en ont besoin. Je trouve qu’il apporte de la fraîcheur au trio même s’il n’est pas autant mis en avant que les deux autres. L’amitié occupe dans cette série une place tout aussi importante que la romance, voire plus, et je trouve qu’elle est présentée d’une très belle manière. J’ai d’ailleurs été émue à plusieurs moments, notamment sur les tomes 2 et 3. On a de beaux messages sur l’importance de prendre soin de ses amis, de communiquer et se confier aux autres, ne pas se renfermer sur soi ou s’isoler en cas de problèmes. 

Les dessins sont plutôt atypiques, mais j’aime bien le coup de crayon de la mangaka et je trouve qu’il en ressort une certaine originalité. En tout cas je trouve qu’elle fait du bon travail en ce qui concerne les expressions des personnages car on ressent bien leurs émotions, en particulier pour Také et Umeko. Et les illustrations des couvertures des tomes et les illustrations couleurs que la mangaka a réalisées sont par ailleurs très jolies, il s’en dégage une certaine fraîcheur.

10th – A couper le souffle est donc un manga qui propose une histoire et des personnages intéressants et très expressifs du fait des traits de la mangaka, un très bon focus sur l’amitié en plus de la romance qui y est dépeinte, et des passages vraiment beaux et émouvants. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette série qui se conclut par ailleurs d’une très belle manière. 

Vivement conseillé !

★★★★★


Dernier tome paru :

10th-tome-310th – Tome 3 | 04/02/2022

Résumé : Také, Umeko et Macchan sont dans la même classe et ils s’entendent très bien. Také et Umeko sont également amis d’enfance et rivaux amoureux, car ils craquent tous les deux pour Macchan.

Cependant, les sentiments d’Umeko évoluent et elle fait une déclaration d’amour à Také !

La relation entre les deux amis change peu à peu…

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Shaman King

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Informations

Titre original : シャーマンキング (Shaman King)
Format : Anime (64 épisodes – terminé)
Origine : Manga (35 tomes – terminé | Editions Kana)
Genres : Action, aventure, comédie, drame, surnaturel

Staff

Auteur original : Hiroyuki Takei
Réalisateur : Seiji Mizushima
Character-designer : Akio Takami
Musique : Toshiyuki Omori
Studio : XEBEC

Résumé

Manta est un collégien ordinaire mais qui croit en l’existence des fantômes. Un jour, il rencontre Yoh Asakura, un jeune garçon de son âge à l’allure nonchalante qui s’avère être un shaman. Yoh peut communiquer avec les esprits et fusionner avec eux pour utiliser leurs compétences. Son but est de devenir un jour le Roi des Shamans, titre donné à celui capable d’entrer dans une communion parfaite avec la nature et ses esprits, un don unique et très convoité. Pour y parvenir, il sera bien évidemment accompagné de son nouvel ami Manta, mais aussi d’Amidamaru, un esprit samouraï autrefois craint et respecté. Ensemble, Yoh et son esprit devront s’entraîner dur et affronter lors d’un tournoi d’autres shamans et leurs esprits dont les motivations ne sont pas aussi nobles…

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Mon avis :

Shaman King (2001) est la première adaptation anime du manga Shaman King (une seconde adaptation ayant débuté en 2021). Il s’agit de l’un des premiers animes que j’ai vu, à l’époque où j’étais au collège. Il passait alors à la télévision en VF. C’est un anime que j’ai énormément apprécié et que je trouve super même encore aujourd’hui.

J’ai beaucoup apprécié les différents arcs, on n’a pas de temps de mort, ce qui fait qu’on ne s’ennuie à aucun moment. J’ai passé un très bon moment à chaque épisode. On a beaucoup d’action, et d’humour, car oui, Shaman King est l’un des animes les plus comiques que j’ai pu voir, tout en conservant de manière générale une trame très intéressante et des moments dramatiques. On débute donc l’histoire avec la rencontre entre Manta et Yoh, et les débuts de celui-ci en tant que combattant. Premiers rivaux, nouveaux amis, on découvre un panel de personnages très sympathiques, et un groupe qui malgré leurs différences et leur objectif commun (remporter le tournoi des shamans) vont s’entraider pour faire face à l’antagoniste principal et ses sbires. Mais ce n’est pas tout, car l’anime n’est pas manichéen, et plutôt que de proposer deux visions différentes qui s’opposent, on nous présente plusieurs points de vue qui sont ni forcément bons ni forcément mauvais. Et Shaman King invite d’ailleurs à la réflexion grâce à ses personnages aux motivations variées. Parmi eux, j’ai beaucoup apprécié Yoh car c’est un héros atypique, notamment par son côté détendu et comique la plupart du temps mais aussi par le fait qu’il sait se montrer sérieux quand il le faut. J’ajoute également Anna, qui est un personnage féminin qui a de la poigne et des répliques cassantes (et hilarantes du coup), ainsi que Manta et Amidamaru qui sont toujours là pour soutenir Yoh, mais également Len et Horo qui m’ont fait énormément rire ! Et que dire de Zeke (Hao) ! J’ai rarement vu un antagoniste aussi stylé et charismatique !! En bref, on a un lot de personnages intéressants qui prennent part à une histoire riche en action, et proposant de bons combats, qui voyagent afin d’accomplir leur but et qui à travers de cela vont découvrir pas mal de choses. Les codes du shônen manga sont présents mais il s’agit de l’une des rares séries que j’ai appréciées malgré cela, même encore maintenant. L’enchaînement des différents « arcs » est très bien ficelé, et j’ai été très satisfaite de la fin qui peut certes donner une impression « d’inachevé » mais qui pour moi est parfaite.

Le chara-design est assez particulier, très anguleux, mais je l’ai bien apprécié. Je trouve ça original et pas moche à regarder. J’ai aussi bien apprécié la réalisation des décors, qui certes au niveau des couleurs ne vaut pas la plupart des animes actuels, mais pour un anime datant de 2001 je trouve ça très bien. Et puis étant donné que les personnages voyagent, on a droit à des décors assez variés et une mise en scène assez spéciale lors des combats qui fait que les fonds changent de couleur (lol). L’animation sur les combats est cool, c’est fluide et dynamique (triste de voir que certains animes d’aujourd’hui font moins bien que ça). Concernant les musiques, étant donné que je n’ai regardé que la VF – la version occidentale de l’anime étant modifiée par 4Kids Entertainment (bande-son mais aussi changement de certains dialogues et retouches de certaines images) – je ne parlerai pas de la bande-son originale. Mais j’ai beaucoup aimé celle présente dans la VF. Et que dire de l’opening français qui est inoubliable ! (Les deux openings japonais sont eux aussi très sympas, notamment « Northern Lights »). Et pour finir, je tiens absolument à dire que la VF est géniale ! De tous les animes que j’ai vus en VF c’est celle que je préfère. Je trouve que les voix ont été très bien choisies (pour l’ensemble des personnages), et les doubleurs ont fait un excellent boulot car beaucoup de répliques, jeux de mots (pas forcément fidèles à la version japonaise, soit) m’ont fait énormément rire !

Shaman King est donc pour moi un excellent anime qui m’aura marqué au collège mais que j’adore tout autant même encore maintenant. Je trouve ça dommage qu’il ne soit pas plus populaire (en France du moins, même si le manga bénéficie quant à lui d’une popularité assez grande) mais je pense qu’il ne faut pas passer à côté de cet anime car il propose de très bonnes choses !

Vivement conseillé !

★★★★★

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Violet Evergarden – Le film

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Informations

Titre original : 劇場版 ヴァイオレット・エヴァーガーデン (Gekijôban Violet Evergarden)
Titre alternatif : Violet Evergarden the Movie
Titre français : Violet Evergarden – Le film
Format : Film d’animation (2h20)
Origine : Light novel | Anime lié
Genres : Drame, romance, science-fiction, tranche de vie

Staff 

Créateur original : Kana Akatsuki
Réalisateur : Taichi Ishidate
Character-designer : Akiko Takase
Musique : Evan Call
Studio : Kyoto Animation

Résumé

Il s’agit d’une histoire originale faisant suite à la série animée Violet Evergarden.
Dans un monde en pleine évolution, Violet Evergarden continue d’exercer sa profession de poupées de souvenirs automatiques et de rédiger des lettres pour ses clients. Mais elle ne peut se résoudre à oublier Gilbert, son ancien supérieur hiérarchique. Un jour, alors qu’elle reçoit une demande d’un jeune client, la CH Postal où travaille Violet découvre une lettre sans adresse dans leur entrepôt. Une lettre qui pourrait être liée à Gilbert…

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Mon avis :

Violet Evergarden – Le film fait suite à la série animée Violet Evergarden. Sa sortie au Japon avait dû être reportée en raison du terrible incendie criminel qui avait ravagé l’un des studios de Kyoto Animation et causé de nombreux morts et blessés parmi ses employés, mais également en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie de COVID-19. Le film a finalement pu sortir le 18 septembre 2020 et est resté plusieurs semaines dans le top du box-office japonais. En France, tout comme pour le film Eternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques, le distributeur Eurozoom a rendu hommage au studio en organisant des séances événements pour ce second film.

Ce film présente des événements inédits par rapport au roman original Violet Evergarden. De mon point de vue, il est indispensable d’avoir la série animée avant, même si certaines scènes de la série nous y sont rappelées. Le tout début du film se déroule bien après les événements de l’histoire. On y fait la connaissance d’une jeune fille nommée Daisy, et liée à un personnage que Violet a rencontré dans le cadre de son travail en tant que poupée de souvenirs automatiques dans la série animée (je ne dévoilerai pas lequel). C’est en lisant certaines lettres que la jeune fille va vouloir en apprendre plus sur Violet et le métier de poupée. On remonte donc le temps à l’époque où Violet exerce cette fonction dans un monde en pleine évolution et qui fait face à de nombreuses avancées technologiques. Les prémices de ce changement étaient par ailleurs présents sur la seconde partie du film Eternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques, et j’ai apprécié voir cette continuité ici, tout en ayant le ressenti des personnages là-dessus. C’est dans ce cadre que Violet reçoit une requête de la part d’un jeune garçon nommé Ulysse. En parallèle, on découvre que Gilbert est vivant (ceci n’est pas un spoiler étant donné qu’il apparaît sur l’affiche et dans les trailers). Et depuis l’annonce du film, je me demandais comment serait expliqué ce fait, et surtout, pourquoi son entourage ignore tout de cela. En attendant d’avoir les réponses à ces questions, le film se focalise d’une part sur le petit Ulysse qui tient à envoyer des lettres, mais également des personnages de l’entourage de Violet. On a un très bon focus sur Dietfried qui permet d’en apprendre davantage sur sa relation avec son petit frère Gilbert (chose qui avait manqué à la série animée), et qui permet de voir le personnage sous un nouvel angle. Le film permet également de mettre en valeur le personnage de Hodgins qui m’a pas mal émue par ses réactions notamment lorsque Violet et lui se trouvent sur l’île d’Ecarté, là où ils se rendent pour avoir des réponses en ce qui concerne Gilbert. Là où le début de la série animée se centrait surtout sur des personnages féminins, le film met ici bien en valeur les personnages masculins et les émotions qu’ils dégagent. L’histoire d’Ulysse m’a rappelé celles de Ann et Aidan dans la série animée, tout en étant différente, mais m’a surtout énormément émue. J’ai trouvé ça tellement beau et triste à la fois que j’en ai pleuré. La mise en scène et les mots utilisées dans ses lettres (bien que simples) m’ont beaucoup touché. Et j’ai aussi bien aimé l’implication de Benedict et Iris dans son histoire. Quant à Gilbert, j’ai également eu beaucoup de peine pour lui. Le personnage est rongé par des remords mais on voit qu’il tient énormément à Violet. Le fait de voir souffrir ces deux personnages m’a fait beaucoup de mal. Mais sur la fin du film, on a droit une très belle scène entre Gilbert et Dietfried, mais aussi entre Gilbert et Violet. Mention spéciale aux doubleurs car cette scène m’a beaucoup émue et permet de conclure l’histoire de Violet d’une très belle manière, même si d’un côté j’aurai aimé en voir un peu plus, à l’image de ce qui se passe dans le roman.

En ce qui concerne la réalisation, je ne cacherai pas que j’ai trouvé ça moins beau que sur la série animée et sur le film Eternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques. Le chara-design est soigné mais je l’ai trouvé moins bien réussi sur la première partie du film. Les gros plans sur les visages des personnages sont en revanche bien travaillés et permettent de bien ressentir leurs émotions. Quant aux décors, même si certains sont très beaux, je les ai trouvés globalement moins attrayants, moins impressionnants que sur la série animée et le premier film, notamment au niveau des couleurs et jeux de lumières. J’ai même trouvé ça un peu trop terne par moments (même si le contexte s’y prêtait bien au vu des événements). Les visuels restent beaux dans l’ensemble mais ils ne m’ont pas vraiment transportés. J’en attendais peut-être trop à ce niveau-là au vu de la série animée et du premier film (que j’ai revisionnés en amont de voir ce film). En ce qui concerne la bande-son, on a droit à de nouvelles pistes, parfois proches de celles de la série animée, d’autres complètement nouvelles. Elles collaient parfaitement aux différentes scènes, et accentuaient même les émotions qu’elles dégageaient. J’ai en revanche été moins marquée par le générique de fin même s’il reste toutefois sympathique. A noter qu’il y a une scène post-générique à ne pas manquer !

Malgré quelques petits points négatifs (notamment au niveau des visuels pour ma part), le studio Kyoto Animation nous a présenté là un film dont l’histoire diffère du roman original mais qui propose de très belles choses et de très beaux messages, avec une bonne mise en avant de certains personnages. Il m’a énormément émue et je trouve qu’il conclut bien l’histoire de Violet. Je le recommande vivement, et encore une fois je remercie Eurozoom pour sa diffusion en salles.

Vivement conseillé !

★★★★☆

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Informations supplémentaires :

violet-evergarden-movie-BR-DVDDiffusion en salles, streaming et sortie Blu-ray / DVD

Le film est sorti au Japon le 18 septembre 2020, puis dans certaines salles de cinéma en France le 19 mai 2021 dans le cadre de séances événements grâce au distributeur Eurozoom.

Le film est disponible en streaming sur Netflix depuis le 19 novembre 2021.

Disponible en 4K UHD/Blu-ray/DVD depuis le 13 octobre 2021 au Japon, sa sortie en édition physique, initialement prévue pour le 16 mars 2022 en France chez Eurozoom, est repoussée au 4 mai 2022.

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SK8

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Informations

Titre original : SK∞ エスケーエイト (SK8 the Infinity)
Titre français : SK8
Format : Anime (12 épisodes – terminé)
Origine : Oeuvre originale
Genres : Comédie, drame, sport, tranche de vie

Staff

Créateur original : Hiroko Utsumi, Bones
Réalisateur : Hiroko Utsumi
Scénariste : Ichiro Okouchi
Character-designer : Michinori Chiba
Musique : Ryo Takahashi
Studio : Bones

Résumé

Reki est un lycéen passionné par le skate. Quand la nuit tombe, il se dirige vers « S », une course clandestine illégale à l’intérieur d’une mine où les skateurs s’affrontent dans des situations très dangereuses. C’est d’ailleurs à l’issue d’une course que Reki se blesse et est contraint de confier son job à Langa, son nouveau camarade de classe venu du Canada. Mais suite à un concours de circonstances, Langa propose de participer à une course. Bien qu’il n’ait aucune expérience du skate, il détient un atout qui pourrait bien l’aider à remporter la course de manière inattendue…

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Mon avis :

L’anime ne m’emballait pas énormément à la base car je pensais que n’accrocherais pas au côté « courses de skate illégales / clandestines ». Mais j’ai vu qu’il était de la même réalisatrice que Free!, et une certaine personne (merci Strangie !!) m’a encouragé à tester la série.

J’ai été bien surprise par le premier épisode qui propose une super course de skate, et c’est ce qui m’a donné envie de voir la suite. En plus de cela, j’ai très vite accroché aux deux personnages principaux, Reki et Langa. Au début j’ai surtout été impressionnée par Langa, mais très vite je me suis beaucoup plus attachée à Reki qui est d’un naturel très joyeux et énergique, un vrai rayon de soleil. Je trouve qu’ils forment un très bon duo bien qu’ils aient des caractères totalement opposés. D’autres personnages gravitent autour d’eux, et j’ai par exemple bien apprécié Miya et Shadow, ou encore Joe que j’ai trouvé très sympathique même si lui et Cherry sont surtout là pour le fan service de mon point de vue, mais il n’empêche que l’ensemble de ces personnages m’ont bien fait rire. J’ai beaucoup aimé l’humour de la série, en particulier sur l’épisode 6 qui en plus d’être rafraîchissant est hilarant ! A part ça, on découvre assez vite qui est le principal antagoniste de la série, et personnellement j’ai eu du mal avec ce personnage que je trouve complètement fou et un peu trop excentrique à mon goût, malgré ses capacités et techniques de skate hors du commun. J’ai donc été un peu moins emballée par la partie « sérieuse » de l’anime, notamment parce que le personnage de Reki est moins mis en avant, au détriment de Langa et de cet antagoniste qui vont conduire Reki a passer par une phase difficile. Et j’ai eu beaucoup de peine pour lui.  Je n’avais qu’une envie, c’était de le revoir sourire. Mais, sans dévoiler ce qui se passe en détail, l’anime nous a proposé de bonnes choses à travers ça, aussi bien du côté de Reki que de Langa qui réalisent à quel point leur amitié et le skate sont importants eux. La fin de l’épisode 10 de l’anime nous offre d’ailleurs une très belle scène entre ces deux personnages. Et même si j’ai trouvé la fin un peu facile par rapport à ce qui se passe du côté de l’antagoniste, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cet anime.

La série propose également de très bonnes courses de skate, avec une animation au top sur la plupart. J’ai tout particulièrement été impressionnée par celle du premier épisode, la seconde course de Langa dans l’épisode 3, et la course de Reki dans l’épisode 11 qui était riche en suspens et émotions et qui est ma course préférée ! On a droit a des mouvements impressionnants, (pas forcément réalistes mais bon), parfois spectaculaires, sur l’ensemble de ces courses. Et visuellement, l’anime propose de très belles choses au niveau des décors. Le chara-design est quant à lui très soigné, malgré une petite baisse de qualité sur la seconde partie de l’anime. On a également droit à de très bonnes pistes qui collent bien à l’ambiance de l’anime et au rythme effréné des courses de skate. Le studio nous offre donc là une série avec une très bonne réalisation de mon point de vue.

SK8 est un anime que j’ai beaucoup apprécié pour sa réalisation, son humour, mais surtout pour son duo principal formé par Reki et Langa et les super courses de skate qui nous ont été proposées. J’ai passé un très bon moment lors du visionnage de cet anime (mais aussi grâce aux réactions des fans à chaque épisode). C’est pour moi le meilleur anime de la saison hiver 2021, et même s’il se conclut bien j’espère qu’il aura droit à une saison 2 !

Conseillé !

★★★★☆

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Namida Ame to Serenade

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Informations

Titre original : 涙雨とセレナーデ (Namida Ame to Serenade)
Titre alternatif : The Rain of Teardrops and Serenade
Auteur : Haruka Kawachi
Format : Manga (8 tomes – en cours | Non licencié en France)
Genres : Comédie, drame, historique, romance, surnaturel

Adapté en anime : Non

Résumé

Hina Katagiri est une jeune lycéenne énergique qui mène une vie paisible jusqu’au jour où elle est mystérieusement transportée à la fin de l’ère Meiji, en 1907. La première personne qu’elle y rencontre est un jeune homme du nom de Takaaki Hondo qui lui semble familier. Bien que déboussolée, Hina, qui pense d’abord être en train de rêver, se rend compte que ce qu’il lui arrive est réel et qu’elle va devoir s’adapter à l’époque dans laquelle elle se trouve en attendant de trouver le moyen de rentrer chez elle. Mais elle ne se doutait pas que son destin et celui de Takaaki se trouveraient liés…

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Mon avis :

Cela fait quelque temps déjà que ce manga me fait de l’oeil, en raison des dessins de la mangaka qui me plaisent beaucoup et pour son côté historique, mais je n’ai eu l’occasion de le commencer que très récemment et j’en ai dévoré les 3 premiers tomes.

Sur le tout début, je me demandais comment sera abordée l’idée du voyage temporel et bien que ce ne soit pas hyper original, j’ai bien apprécié découvrir le quotidien de l’héroïne (le cadre familial et scolaire dans lequel elle évolue), ce qui permet par la suite de bien ressentir son manque lorsqu’elle se retrouve dans le passé. Malgré le fait qu’elle soit dépassée par ce qu’il lui arrive et qu’elle ne sache pas du tout comment rentrer chez elle, Hina reste assez positive et débrouillarde. J’apprécie beaucoup son personnage. Elle parvient même à se faire une amie, même si la situation se complique par la suite et que divers événements vont rendre son objectif encore plus difficile. Mais Hina découvre que malgré son air froid et son côté renfermé, Takaaki est une personne sur qui elle peut compter. J’ai bien aimé découvrir son histoire à lui, qui m’a d’ailleurs émue. Les deux personnages principaux forment un très bon duo de mon point de vue et leur relation évolue d’une belle manière. A cela s’ajoutent des personnages secondaires (dont certains que je trouve sympathiques) et chacun d’entre eux à bien un rôle dans l’histoire qui va au-delà d’une simple romance. Au travers de Hina, la mangaka dépeint plusieurs endroits connus du Japon et fait des parallèles entre les lieux qu’Hina a déjà visités mais qu’elle redécouvre sous un autre angle dans le cadre de son « voyage ». Sans compter que du fait de l’ouverture du Japon vers le monde et la modernité, Hina est amenée à porter les costumes de l’époque où se mêlaient vêtements traditionnels japonais et vêtements européens (un peu comme dans Usotoki Rhetoric), ce qui me plaît bien. Mais ce n’est pas tout. Hina découvre aussi les moeurs et la société de l’époque (mariages arrangés, héritages…) et sa quête pour rentrer chez elle vont même la confronter à certains dangers. J’ai trouvé qu’on a pas mal de péripéties qui rendent la lecture du manga vraiment intéressante.

Il s’agit du premier manga de Haruka Kawachi que je lis. Parmi ces autres titres je ne connais de nom que Natsuyuki Rendez-vous (Les fleurs du passé), mais j’apprécie beaucoup son trait sur le design des personnages mais aussi son travail sur les costumes qu’ils portent. Les décors sont quant à eux plutôt bien fournis et dans l’ensemble la lecture du manga est très agréable visuellement.

Je ne lis pas beaucoup de jôsei, mais j’ai bien apprécié le début de ce manga et j’ai hâte de pouvoir lire la suite car je trouve l’histoire, les personnages et le cadre vraiment intéressants. Et je suis curieuse de savoir comment va évoluer la relation entre les deux personnages principaux. Il s’agit d’un manga que j’aimerais bien voir sortir en France !

Conseillé !

★★★★☆

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Moriarty

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Informations

Titre original : 憂国のモリアーティ (Yûkoku no Moriarty)
Titre alternatif : Moriarty the Patriot
Titre français : Moriarty
Auteur : Ryosuke Takeuchi
Dessinateur : Hikaru Miyoshi
Format : Manga (12 tomes – en cours | Editions Kana)
Genres : Drame, historique, mystère
Pour public averti : Oui

Adapté en anime : Oui (24 épisodes – terminé)

Résumé

Deux frères orphelins sont accueillis dans la famille Moriarty, grâce aux ambitions cachées du fils aîné Moriarty, Albert. Ce dernier abhorre l’aristocratie à laquelle il appartient et le système social qui régit la société britannique. Albert a vu en l’aîné l’intelligence et le charisme dont il avait besoin pour accomplir son rêve de nettoyer la société de ces « êtres inutiles et sales ». Albert propose de leur offrir sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve. 13 ans plus tard, à côté de leurs activités officielles, les frères Moriarty sont devenus des « conseillers privés ». Avec William à leur tête, ils aident les gens du peuple, victimes d’injustices, à se venger des riches qui les ont fait souffrir. Leur sanction est impitoyable, car la punition qu’ils infligent n’est autre que… la mort !

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Mon avis :

J’ai découvert ce manga lors de sa sortie française et je m’y suis intéressée en raison de son côté « mystère » et pour le cadre de l’histoire : l’Angleterre victorienne. L’histoire se base sur celle de Sherlock Holmes, sauf qu’ici on suit principalement celui qui est son antagoniste dans l’histoire originale : Moriarty. Il ne s’agit donc pas d’une adaptation tout à fait fidèle des oeuvres de Arthur Conan Doyle, mais on y retrouve certains éléments et personnages de ses histoires.

La série propose plusieurs cas, enquêtes, dans lesquelles on suit différents personnages aux personnalités et caractères variés : parfois les frères Moriarty, parfois Sherlock et Watson… tout en étant liées à une intrigue principale. Ces enquêtes sont vraiment intéressantes, elles permettent d’aborder les différents problèmes qui touchaient la société de l’époque, et des thèmes comme la corruption, l’espionnage, la guerre… Certains passages sont d’ailleurs assez sombres et violents, et mettent parfois mal à l’aise de mon point vue. Ils soulignent assez bien la cruauté de certains antagonistes et à comprendre les buts et la motivation des Moriarty. J’ai d’ailleurs plus d’empathie pour eux, notamment William et Albert (qui en plus sont charismatiques), que pour le personnage de Sherlock, même si celui-ci est intéressant et forme un bon duo avec Watson.

Les dessins sont très soignés. J’apprécie beaucoup le design des personnages même si on sent que l’aspect « beaux gosses » n’est pas là pour rien. On n’a pas énormément de personnages féminins mais celles qui apparaissent sont plutôt sympathiques. Le fan service est quelque peu présent (que ce soit au niveau des personnages masculins et féminins), mais excepté sur une scène « osée » concernant un personnage féminin, je trouve ça acceptable comparé à beaucoup d’autres mangas qui en abusent. Et niveau décors, c’est vraiment bien travaillé, détaillé, et surtout réaliste. On a également droit a de bonnes scènes de combats et de très belles mises en scènes. Visuellement, c’est très agréable à lire.

D’un point de vue personnel, je trouve que le manga vaut le coup, non seulement pour son histoire qui propose des thèmes intéressants et pour son côté suspens/mystère, mais aussi pour les différents personnages qu’il met en scène, ainsi que pour ses très beaux dessins.

Conseillé !

★★★★☆

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Petite parenthèse sur l’adaptation anime : J’étais assez perplexe lorsqu’elle a été annoncée mais au vu du trailer ça s’annonçait vraiment bien et au final l’anime m’a beaucoup plu. Malgré quelques changements par rapport au manga, les enquêtes présentées dans l’anime y sont fidèles et disposent d’une très bonne mise en scène, couplée à une realisation de qualité. Que ce soit sur le chara-design ou les décors, l’anime est visuellment beau et soigné, très agréable à regarder et la bande-son propose des pistes qui collent bien a d’ambiance de la série. J’ai aussi beaucoup apprécié les génériques. C’est un peu dommage que certains éléments du manga n’aient pas été présentés ou d’autres un peu rapidement. Mais il s’agit quand même d’une très bonne adaptation de mon point de vue ! J’ai pris beaucoup de plaisir à la suivre !


Dernier tome paru :

moriarty-volume-12Moriarty – Tome 12 | 28/01/2022

Résumé : Le sadique Roi du harcèlement trouve amusant de détruire ses semblables… 

Milverton, alias le Roi du harcèlement, détient le secret de Mary et il est prêt à rendre impossible le mariage de John avec celle-ci.

Pour sauver John des griffes de ce répugnant personnage qui trouve un plaisir pervers à humilier des innocents, Sherlock est décidé à l’affrontement !!
Et à éliminer le Mal puissant qui écrase Londres, radicalement s’il le faut !!…

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I Had That Same Dream Again

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Informations

Titre original : また、同じ夢を見ていた (Mata, Onaji Yume wo Mite ita)
Titre traduit : I Had That Same Dream Again
Auteur : Yoru Sumino
Dessinateur : Idumi Kirihara
Format : Manga (1 tome triple – terminé | Editions Seven Seas Entertainment | Non licencié en France)
Origine : Light novel
Genres : Drame, tranche de vie

Adapté en anime : Non

Résumé

Nanoka Koyanagi est une petite fille chargée par son professeur de définir ce que signifie le « bonheur » pour elle. Une jeune femme mise à l’écart par la société, une vieille femme qui cherche à vivre ses derniers instants en paix, une lycéenne malheureuse qui a plusieurs blessures au poignet… Se pourrait-il que ces trois personnes très différentes les unes des autres aient quelque chose en commun ? Pourront-elles aider Nanoka dans sa recherche du bonheur ? C’est ce que la petite fille doit essayer de découvrir afin de peut-être apprendre à se connaître elle-même…

Mon avis :

J’ai découvert ce manga suite à l’annonce de l’acquisition de la licence par l’éditeur US Seven Seas Entertainment. Il adapte le light novel éponyme de Yoru Sumino, auteur de Je veux manger ton pancréas, que je n’ai pas lu mais qui ne m’attire pas contrairement à l’histoire de I Had That Same Dream Again. Je me suis donc procuré la version électronique du manga (qui regroupe les 3 tomes de la série) et j’ai été agréablement surprise par ce titre.

On suit l’histoire du point de vue de Nanoka, une petite fille que j’ai trouvé attachante. Elle a un côté mature que peu d’enfants de son âge possèdent (et ce point-là est important dans l’histoire), mais elle a également un côté innocent et se pose des questions sur pas mal de choses. A travers elle, on découvre ce qu’elle pense des autres, notamment les élèves de sa classe, ses parents, mais aussi le point de vue des différentes personnes à qui elle rend visite. J’ai beaucoup apprécié voir ce que chacune d’elles apportent à Nanoka. Les personnages de ce manga sont sympathiques et l’aspect tranche de vie de ce manga a un côté rafraîchissant.

Mais ce n’est pas tout. Au travers des personnages, l’histoire ne met pas seulement en avant l’idée de bonheur mais également le problème du harcèlement scolaire, le regard des autres et celui de la société qui peuvent avoir un impact non négligeable, et parfois même dur sur la vie d’une personne. J’ai beaucoup apprécié les messages que fait passer le manga et j’ai d’ailleurs trouvé certains passages assez émouvants.

Au niveau des dessins, j’ai trouvé ça très soigné et plaisant. Je trouve qu’on ressent bien les émotions des personnages, en particulier Nanoka. Quant aux décors, ils sont très bien fournis, et j’ai bien aimé l’ambiance estivale qui s’en dégage. J’ai trouvé certaines planches vraiment belles (je m’attardais parfois dessus). C’est vraiment très agréable à lire.

J’ai donc beaucoup apprécié ce manga que j’ai trouvé très intéressant par les idées et thèmes qu’il aborde, mais aussi par ses personnages que j’ai trouvé sympathiques et qui ont su m’émouvoir. ça m’a donné envie de lire le roman dont il est adapté. Et j’espère que le manga et le roman auront la chance de sortir en France un jour car je pense qu’ils pourraient trouver leur public.

Vivement conseillé !

★★★★☆


Informations supplémentaires :

I-had-that-same-dream-again-romanI Had That Same Dream Again – light novel

Le roman d’origine de Yoru Sumino et illustré par loundraw est également disponible en version US aux éditions Seven Seas Entertainment.

Résumé de l’éditeur : An unhappy girl who engages in self-harm, a high schooler ostracized by her classmates, and an old woman looking to live out her twilight years in peace–what could three such different people have in common? That’s what grade schooler Nanoka Koyanagi is trying to find out. Assigned by her teacher to define what “happiness” means to her, Nanoka tries to find her place in the world by exploring her relationships with these three strangers, and through them, comes to know herself.

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Kieta Hatsukoi

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 Informations

Titre original : 消えた初恋 (Kieta Hatsukoi)
Titres alternatifs : Vanishing My First Love, Faded First Love, My Love Mix-Up!
Auteur : Wataru Hinekure
Dessinateur : Aruko
Format : Manga (8 tomes – en cours | Non licencié en France)
Genres : Comédie, romance, school life, tranche de vie

Adapté en anime : Non

 Résumé

Aoki a des sentiments pour Hashimoto, la fille qui est assise à côté de lui en classe. Mais, alors qu’il lui emprunte sa gomme, il découvre que le nom de « Ida » figure dessus. Et Ida le remarque alors qu’Aoki fait tomber la gomme. Un immense malentendu se créé entre Ida et Aoki. Comment pourra s’en tirer Aoki, sans révéler à Ida qu’il s’agissait de la gomme de Hashimoto ?

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Mon avis :

J’ai découvert ce manga via le magazine Betsuma (Bessatsu Margaret) qui publie aussi, à titre d’exemple, Koi wo Shiranai Bokutachi wa. L’histoire ne m’attirait pas spécialement de base mais le premier chapitre a réussi à me convaincre. Je l’ai trouvé très comique, et c’est ce qui m’a donné envie de lire la suite.

Le manga me fait beaucoup rire par ses personnages, en particulier Aoki qui se retrouve dans de drôles de situations, souvent suite à un malentendu, ou même ridicules parfois. Et en plus de cela, je le trouve sympathique et attachant. Il montre parfois des réactions propres aux héroïnes de certains mangas de type shôjo, un peu fleur bleue, mais sans être lourd sur ces aspects. J’apprécie beaucoup Hashimoto aussi, pour sa façon d’être, son ouverture d’esprit. Elle ne se résume pas à « la gentille fille dont le héros est amoureux ». Ida quant à lui est plutôt taciturne mais c’est un personnage honnête, direct, parfois à côté de la plaque, mais il me fait rire. Tout comme Akkun, l’ami d’Aoki, qui en plus de cela contribue à mettre en avant l’aspect amitié du manga que je trouve d’ailleurs super. L’histoire propose ainsi de suivre un groupe de personnages sympathiques et marrants qui vont non seulement apprendre à se connaître mais aussi se poser des questions sur leurs sentiments et le regard des autres. La romance n’est pas classique puisque l’un des personnages est biromantique, et je trouve que le manga fait passer de beaux messages vis-à-vis de ça. En avançant dans l’histoire je me demandais comment évoluerait les sentiments des différents personnages, en espérant qu’ils puissent tous être heureux à la fin du manga car je me suis bien attachée à eux. Et je peux vous dire que je suis agréablement surprise par leur développement et la tournure des événements ! J’apprécie beaucoup l’aspect romance du manga.

Concernant les dessins, c’est la dessinatrice Aruko qui s’en charge. Certains la connaissent peut-être déjà étant donné qu’elle a dessiné le manga Mon Histoire (Ore Monogatari). Son style est assez particulier. J’ai eu un peu de mal avec le découpage des cases (que je trouve simple) mais à part ça je trouve les dessins, notamment le design des personnages, sympas. Et puis j’adore les expressions et les têtes qu’ils peuvent faire par moments, c’est vraiment super drôle !

Pour finir, je dirai que la lecture de ce manga est très plaisante, notamment par ses personnages sympathiques qui forment un très bon groupe d’amis, son très bon humour, mais aussi par l’aspect romance que j’ai trouvé assez surprenant. J’espère donc qu’il continuera de me plaire et qu’il aura la chance de sortir en France un jour car il fait désormais parti de mes shôjos préférés !

Conseillé !

★★★★★

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Tsurune

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Informations

Titre original : ツルネ -風舞高校弓道部- (Tsurune: Kazemai Kôkô Kyûdô-bu)
Titre français : Tsurune
Format : Anime (13 épisodes + 1 spécial – terminé | Film d’animation annoncé pour 2022)
Origine : Light novel
Genres : Comédie, drame, sport, tranche de vie

Staff

Créateur original : Kotoko Ayano
Réalisateur : Takuya Yamamura
Character-designer : Miku Kadowaki
Musique : Harumi Fuki
Studio : Kyoto Animation

Résumé

Lorsqu’il était au collège, Minato Narumiya faisait du tir à l’arc (kyûdô), mais un incident l’a poussé à arrêter définitivement cette activité. Arrivé au lycée, ses amis d’enfance tentent de le convaincre de rejoindre leur club, mais c’est une rencontre avec un mystérieux archer qui le décidera à revenir. Il intègre alors le club du lycée qui ambitionne de remporter le tournoi préfectoral…

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Mon avis :

J’avais entendu parler du light novel à sa sortie au Japon, et d’après le résumé ça m’avait l’air pas mal, surtout que ça parle de tir à l’arc, ce qui est original. Mais j’avais certaines appréhensions concernant l’anime sachant que les adaptations réalisées par le studio ne sont pas toujours fidèles à l’oeuvre d’origine et jouent parfois trop sur le fan service. Mais après réflexion (et parce que j’avais un peu de temps), je me suis finalement décidée à le voir.

L’anime a été une bonne surprise. J’ai bien aimé l’histoire. On découvre assez vite quel est l’incident qui a fait que Minato est réticent à l’idée d’intégrer le club de tir à l’arc, et on se doute qu’il ne lui sera pas simple d’aller de l’avant, mais j’ai beaucoup apprécié voir la façon dont il s’en remet progressivement, à commencer par sa rencontre avec Masa-san, le mystérieux archer. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Minato que j’ai trouvé très attachant malgré le fait d’être discret et parfois en retrait, et qui m’a émue par son histoire. Les autres membres du club sont sympathiques, bien que sur le début j’avais un peu peur que certains traits de caractères ne fassent un peu trop cliché. Mais au final ça passe, et l’anime met bien en avant l’amitié et la rivalité au travers des relations entre les différents personnages, que ce soit au sein du club de leur lycée ou vis-à-vis de leurs principaux adversaires. J’ai d’ailleurs pas mal apprécié le personnage de Shû parmi eux. Les personnages féminins du club (car il est mixte) sont un peu en retrait comparé aux garçons mais je les ai trouvées sympathiques et leur rôle ne se résume pas à rien. De plus, l’histoire met assez bien en avant les remords, les doutes et l’anxiété que peuvent éprouver de jeunes adolescents. Mais pas seulement. Car en parallèle du quotidien de Minato et ses amis, on découvre également des choses intéressantes sur le jeune adulte qu’est Masa-san, un personnage sympathique, drôle, qui m’a beaucoup plu, et qui lui aussi se pose des questions, chose que j’ai beaucoup apprécié voir.
En plus de cela, on apprend quelques éléments sur la pratique du tir à l’arc, comme le port du « hakama » (vêtement traditionnel japonais), les postures pour tirer, les mouvements à réaliser en compétition, le système de qualification, ce que j’ai trouvé intéressant. Le sport en lui-même ne propose pas autant de dynamisme que des sports comme le football, le volley-ball ou encore la natation, mais j’ai quand même trouvé ça prenant, et stressant même par moments. Le côté « sport » de l’anime m’a bien plu.

En terme de visuels, ce n’est pas aussi impressionnant que d’autres animes du studio comme Free!, Sound! Euphonium, ou Violet Evergarden qui présentent par exemple de très beaux jeux de lumière, mais Tsurune reste quand même un anime soigné et très agréable à voir de mon point de vue. J’ai bien apprécié le design des personnages, la réalisation des décors, et l’animation sur les scènes de tir, en particulier celles avec les feuilles virevoltantes qui les embellissaient. Les musiques ne m’ont pas toutes marqué, mais j’ai bien apprécié le thème principal et d’autres pistes qui rendaient l’ambiance particulière à certains moments (surtout « Yuraganai Kokoro » dans le dernier épisode). J’ai trouvé qu’elles collaient bien à l’anime. Et j’ai bien apprécié les génériques, en particulier l’opening qui en plus d’être représentatif de l’anime possède de jolis visuels et une belle animation.

Tsurune est un anime qui par son histoire, ses personnages et son ambiance calme m’a fait passer un bon moment. Malgré le côté dramatique présent dans la série (que j’ai trouvé vraiment intéressant), on a également des moments comiques et une bonne représentation de la pratique du tir à l’arc. Et le tout dispose d’une bonne réalisation. La fin de l’anime est satisfaisante et j’ai trouvé l’épisode spécial vraiment comique. Je trouve ça dommage qu’il n’y ait pas de suite car certains éléments auraient mérité plus de développement. Mais j’ai quand même pris plaisir à regarder l’anime, et ça m’a donné envie de lire le light novel dont il est adapté !

Conseillé !

★★★★☆


Informations supplémentaires :

tsurune-movieTsurune Movie

Le 22 octobre 2020, à l’occasion des 2 ans de la série animée, le studio Kyoto Animation a diffusé une vidéo spéciale sur sa chaîne YouTube. Cette vidéo compile des scènes de la série et annonce la production d’un film d’animation pour la franchise.

Ce film a pour titre Gekijouban Tsurune : Hajimari no Issha. Sa sortie est prévue pour le 19 août 2022 au Japon.

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The Case Files of Jeweler Richard

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Informations

Titre original : 宝石商リチャード氏の謎鑑定 (Hôsekisho Richard-shi no Nazo Kantei)
Titre alternatif : The Case Files of Jeweler Richard
Format : Anime (12 épisodes terminé)
Origine : Light novel (10 tomes – en cours | Non licencié en France)

Genres : Mystère, tranche de vie

Staff

Créateur original : Nanako Tsujimura
Réalisateur : Tarô Iwasaki
Character-designer : Natsuko Kondo
Musique : Nobuko Toda
Studio : Shuka

Résumé

Une nuit, un étudiant possédant un certain sens de la justice, Seigi Nakata, vient en aide à un bel étranger, Richard, harcelé par des ivrognes. Lorsque Seigi découvre que Richard est bijoutier, il lui demande d’estimer la valeur d’une bague qu’il tient de sa grand-mère. Un vieux secret de famille que la vieille femme avait gardé jusqu’à sa mort ressurgit ainsi du passé. C’est à partir de ce jour que Seigi et Richard seront amenés à découvrir ensemble les mystères qui se cachent derrière les bijoux…

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Mon avis :

Je me suis lancée dans cet anime car j’ai vu qu’il parlait de bijoux. Etant très intéressée par tout ce qui est minéraux et gemmes et ayant même eu quelques cours liés à leur étude lorsque j’étais à l’université, j’étais curieuse de découvrir cet anime.

J’ai été agréablement surprise ! Chaque épisode propose une petite enquête / expertise sur des bijoux, réalisée dans le cadre du travail de Richard. Et à travers cela, on en apprend non seulement sur les différents personnages qui apparaissent, mais aussi des choses sur les pierres mises en valeur dans ces épisodes. Du saphir à la tanzanite, en passant par le grenat et l’aigue-marine, ou encore l’opale et bien d’autres, on découvre quelques caractéristiques de ces minéraux mais aussi leur histoire, leur valeur et leur signification. De par les cours que j’avais eu, il y a certaines choses que je connaissais déjà mais j’ai pu apprendre d’autres choses concernant ces pierres. Cet aspect-là de l’anime m’a beaucoup plu et intéressée. J’ai aussi bien apprécié les différentes histoires présentées, surtout que la plupart d’entre elles mettent en avant le thème de la famille. Certains épisodes sont d’ailleurs émouvants. D’autres reflètent des problèmes de notre société actuelle tout en faisant passer de beaux messages. Et au travers de ces petites enquêtes, on voit également se développer la relation entre Seigi et Richard, deux personnages au caractères opposés mais qui forment un très bon duo, et dont j’ai apprécié découvrir l’histoire. Il y a également le personnage de Tanimoto que j’ai bien aimé par sa façon d’être et pour sa passion pour les minéraux.

Concernant la réalisation, j’ai pas mal apprécié. En terme de visuels on a de jolis décors, un chara-design soigné et agréable, et j’ai beaucoup apprécié voir les différents bijoux et pierres tout au long de la série (c’est vraiment beau). La bande-son de l’anime propose quant à elle des pistes relativement calmes, tout comme les musiques des génériques, mais qui collent parfaitement bien à l’ambiance de la série.

The Case Files of Jeweler Richard est un très bon anime qui possède une certaine originalité du fait de mettre en valeur les bijoux, les pierres précieuses, mais qui s’avère être aussi un très bon tranche de vie, calme, reposant et intéressant à la fois de mon point de vue. En plus de sa réalisation soignée, j’ai bien aimé les différentes histoires présentées, le duo formé par Seigi et Richard, et j’aimerais bien qu’une saison 2 voit le jour. L’anime m’a également donné envie de lire le light novel dont il est adapté, ainsi que l’adaptation manga, qui apparemment sont plus détaillés.

Vivement conseillé !

★★★★★

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Kimi ni Nare (Become You)

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 Informations

Titre original : 君になれ (Kimi ni Nare)
Titre alternatif : Become You
Titre francais : Be Yourself
Auteur : Ichigo Takano
Format : Manga (1 tome – en cours | Editions Seven Seas Entertainment | Publication au format numérique en cours en France aux éditions Akata)
Genres : Drame, school life, tranche de vie

Adapté en anime : Non

 Résumé

Taiyou Ashie est un lycéen qui rêve de devenir musicien. Aussi, lorsque ses camarades du club de musique décident d’arrêter leurs activités pour se centrer sur leurs examens, Taiyou décide de recruter de nouveaux membres. En vain. Il va alors croiser le chemin de Hikari, et va désespérément tenter de former un groupe avec lui. Les deux garçons sont totalement l’opposé l’un de l’autre. Mais peut-être qu’ensemble, ils pourront réussir à créer quelque chose d’incroyable…

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Mon avis :

Kimi ni Nare (Become You) est un manga d’Ichigo Takano, la mangaka de Orange, une série qui m’a bien plu par son histoire et les thèmes qu’elle proposait. L’histoire de son nouveau manga s’inspire d’une chanson : « Kimi ni Nare » du groupe Kobukuro (qui avait chanté l’ending de l’adaptation anime d’Orange), et j’étais curieuse de découvrir ce que pouvait donner une adaptation manga d’une chanson, sans compter que l’anime parle de musique, un thème que j’apprécie voir dans les mangas. Je me suis donc procuré la version anglaise du manga, disponible aux éditions Seven Seas Entertainment.

On suit l’histoire du point de vue de Taiyou, un lycéen énergique, passionné et déterminé. Rien que par sa façon d’être, j’ai trouvé le personnage très attachant, mais aussi très drôle. Le manga débute de manière assez comique, notamment lorsque Taiyou essaie de convaincre Hikari de rejoindre le club de musique. D’ailleurs, le personnage de Hikari est complètement différent de Taiyou. Il est calme, peu amical et ne sourit quasiment jamais. Mais il sera d’une aide précieuse pour Taiyou. Au fur et à mesure de l’histoire, on découvre le rêve de ce dernier, mais on en apprend également plus sur ses peurs, son passé, et je peux vous dire que j’ai été bien surprise par certaines révélations. J’ai été émue à plusieurs moments. Mais le duo formé par Taiyou et Hikari vient illuminer l’aspect sombre et dramatique du manga et fonctionne vraiment bien de mon point de vue. D’autres personnages gravitent autour d’eux, et bien qu’ils soient peu développés pour le moment, ils apportent leur soutien au héros : Sakura l’amie d’enfance de Taiyou, et Manaka un nouvel ami à lui dont la présence ajoute de l’humour à l’histoire, offrant ainsi un bon contraste avec les moments dramatiques. De plus, au travers de ses personnages, le manga propose pas mal de thèmes et idées intéressants comme les rêves, les aspirations, le talent, les efforts, l’abandon…

Concernant les dessins, j’apprécie le style de la mangaka. C’est très soigné, et bien que le design du personnage de Hikari rappelle un peu celui de Kakeru dans Orange, celui de Taiyou est plutôt original je trouve. En tout cas, je trouve qu’on ressent très bien les émotions des personnages. J’apprécie également le travail de la mangaka sur les instruments de musique et la posture des personnages lorsqu’ils en jouent. Quant aux décors, lorsqu’ils sont présents, ils sont plutôt bien fournis.

Ce nouveau manga d’Ichigo Takano est un véritable coup de coeur. J’ai beaucoup apprécié le premier tome qui propose une histoire et des thèmes vraiment intéressants, et des personnages attachants qu’on a envie de soutenir dans leur but. J’ai hâte de pouvoir lire la suite et j’espère que le manga aura la chance d’être licencié en France car il le mérite vraiment et je suis sûre qu’il pourrait plaire à un grand nombre de personnes.

Vivement conseillé !

EDIT du 10/04/2020 : Les éditions Akata ont annoncé la sortie au format numérique du manga sous le titre Be Yourself, à partir du 16 avril 2020 (un chapitre par mois) !! J’espère que vous serez nombreux à vous lancer dedans !

★★★★★

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Violet Evergarden : Eternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques

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Informations

Titre original : ヴァイオレット・エヴァーガーデン 外伝~永遠と自動手記人形~ (Violet Evergarden Gaiden : Eien to Jidô Shuki Ningyô)
Titre alternatif : Violet Evergarden Side Story: Eternity and the Auto Memories Doll
Titre français : Violet Evergarden : Éternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques
Format : Film d’animation (1h31)
Origine : Light novel | Anime lié
Genres : Drame, romance, science-fiction, tranche de vie

Staff 

Créateur original : Kana Akatsuki
Réalisateurs : Haruka Fujita, Taichi Ishidate
Character-designer : Akiko Takase
Musique : Evan Call
Studio : Kyoto Animation

Résumé

L’histoire se déroule dans un monde d’après-guerre où des jeunes femmes appelées Poupées de Souvenirs Automatiques aident des personnes à mettre sur papier leurs sentiments. C’est ainsi que Violet Evergarden, ex-soldate, explore différentes émotions issues des gens qu’elle rencontre. Isabella York, héritière d’une famille noble, étudie dans une prestigieuse école pour jeunes filles afin d’intégrer la haute société. Violet, engagée pour être sa préceptrice, pourra-t-elle venir en aide à Isabella malgré le passé douleureux qui hante cette dernière ?

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Mon avis :

Violet Evergarden : Eternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques est une histoire supplémentaire à la série Violet Evergarden sous la forme d’un long-métrage d’animation dont la sortie avait initialement été annoncée dans les salles de cinéma japonaises pour septembre 2019. Sa production s’est terminée peu avant l’incendie criminel qui a ravagé l’un des studios de Kyoto Animation, incendie qui a fait plus d’une trentaine de morts et de nombreux blessés, et parmi lesquels se trouvaient des membres du staff ayant travaillé sur ce film. Malgré le drame, le studio a tenu à leur faire hommage en créditant leurs noms au générique de fin du film, mais également en maintenant la sortie japonaise en salles et en permettant de le diffuser au cinéma, à titre exceptionnel, dans certains pays. C’est ainsi qu’en France, afin d’honorer le studio, le distributeur Eurozoom s’est chargé d’organiser des séances événements avant la sortie en VOD internationale du film.

Ce film adapte le second chapitre du roman Violet Evergarden Gaiden, spin-off du roman original Violet Evergarden. Or il s’avère que c’est le chapitre qui m’a le moins plu de toute la série car je n’avais pas réussi à accrocher au personnage d’Isabella, ni à son histoire. J’ai d’ailleurs été quelque peu déçue quand j’ai su que le film adapterait cette histoire-là. Un peu comme sur le début de la série animée, le studio n’a pas vraiment pris de risques en présentant une histoire mettant en scène des personnages féminins jeunes, là où le roman présente des personnages plus diversifiés. Ce que je trouvais dommage au premier abord. Mais j’étais quand même curieuse de découvrir comment pourrait être retranscrite l’histoire d’Isabella dans ce film d’animation, et aller voir ce film au cinéma plutôt que d’attendre la sortie VOD était pour moi une manière de soutenir le studio qui nous a offert des animes que j’ai beaucoup appréciés comme Clannad, Free!, Silent Voice (Koe no Katachi), et récemment Violet Evergarden.

De mon point de vue, il est préférable d’avoir vu la série animée avant pour mieux comprendre le contexte et le personnage de Violet, notamment les allusions qu’elle fait à Gilbert, surtout que cette histoire fait suite aux événements de la série. Mais le film peut être vu sans avoir regardé au préalable la série animée. Concernant l’histoire, le film est scindé en deux parties. La première se centre sur le personnage d’Isabella et sa rencontre avec Violet dans le cadre de son apprentissage. Car en raison du statut social de son père, la jeune fille suit une éducation rigoureuse afin d’intégrer la haute société. Son caractère est assez fidèle à celui du roman. Elle n’est pas enchantée par la présence de Violet qui contrairement à elle se comporte comme une vrai lady. Mais l’ai trouvée plus appréciable sur le film. J’ai trouvé les interactions entre Violet et Isabella assez sympathiques, j’ai bien aimé les voir devenir amies, et même si je reproche une certaine scène qui relève d’un fan service assez inutile de mon point de vue, on a droit a une très belle scène de bal. De plus, l’histoire d’Isabella est plus détaillée dans le film, et m’a d’ailleurs émue. La seconde partie se deroule quelques années plus tard. Elle est plus « légère », et on est dans de l’inédit puisqu’il met en avant le personnage de la petite Taylor, alors que dans le roman elle n’apparaît que brièvement sur la fin du chapitre d’origine. J’ai trouvé sa voix un peu agaçante par moments mais le personnage en soi est sympathique et m’a aussi fait rire. Ses interactions avec Violet et ses collègues m’ont bien plu, tout comme le fait que cette seconde partie offrait plus de rôle au personnage de Benedict. La fin du film, quant à elle, était vraiment émouvante, j’en ai eu les larmes aux yeux.

En ce qui concerne la réalisation, j’ai beaucoup apprécié ce que le studio nous a proposé en terme de visuel. Rien de très différent de la série animée mais on a un travail de qualité avec un chara-design soigné et de magnifiques décors. Et c’est surtout ça qui m’a plu. Entre l’intérieur des bâtiments (notamment l’académie), la ville de Leiden qui connaît des avancées technologiques, et les paysages de manière générale, tout regorge de détails et on avait de très beaux jeux de lumière et de jolies couleurs verdoyantes sur certaines scènes. L’anime proposait déjà de belles choses, mais les décors de ce film sont particulièrement attrayants. Et certains d’entre eux m’ont remémoré quelques voyages que j’ai eu l’occasion de faire. Le tout est accompagné de très belles pistes, dont certaines qui m’avaient marqué sur l’anime et qui ont su me mettre la larme à l’oeil. J’ai également bien aimé le générique de fin.

En somme, même si cette histoire n’est pas celle qui méritait le plus d’être adaptée en film d’animation selon moi, j’ai tout de même apprécié ce que le studio nous a proposé ici. On retrouve dans ce film un thème que j’ai apprécié voir sur l’ensemble de la série : celui de la famille. Je pense donc qu’il a de quoi plaire, en particulier si on a apprécié la série animée, surtout qu’artistiquement, le film est magnifique. Je vous invite donc à voir (au cinéma ou lors de sa sortie en VOD) ce film du studio Kyoto Animation, qui malgré la tragédie qui est survenue va de l’avant, et qui j’espère continuera de nous proposer d’aussi belles choses.

Conseillé !

★★★☆☆

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Informations supplémentaires :

violet-evergarden-gaiden-movie-infoDiffusion en streaming et sortie Blu-ray / DVD

Suite aux projections exceptionnelles dont a pu bénéficier le film en France, Violet Evergarden : Eternité et la Poupée de Souvenirs Automatiques a également eu droit à une sortie mondiale en VOD sur Netflix.
Celle-ci, initialement annoncée pour le 2 avril 2020, a été reportée au 15 juillet 2020 en ce qui concerne la France.
Le film est par ailleurs disponible en édition physique grâce au distributeur Eurozoom, en édition collector sous forme d’un coffret Blu-ray/DVD contenant plusieurs bonus et sorti le 7 octobre 2020, et en éditions simples Blu-ray et DVD sorties le 18 novembre 2020.

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